3rdSep

Bonne rentrée scolaire à tous !

La rentrée scolaire fait son comeback au Cameroun ce lundi 02 septembre 2019 et nous souhaitons une bonne reprise à tous les élèves ainsi qu’on parents.

Cette période n’est pas toujours aisée pour les parents, elle vient avec son lot de difficultés. Avant la rentrée les préparatifs englobant le choix de l’école, l’achat des fournitures, les besoins vestimentaires (etc…) favorisent une montée de stress qui risque s’étendre sur toute l’année. Cette équation de préparatif résolue, voilà nous entrons dans une autre qui inclus, la préparation très tôt des enfants pour l’école, l’achat du goûter, les locations de bus pour les déplacements vers l’école, le suivi soit par nous-même (Parent) ou par un expert dans le domaine.

Toutes ces  équations à résoudre facilitent un stress qui est d’un risque pour la santé en général et la santé cardiovasculaire en particulier.

Le stress chronique, ennemi d’une bonne santé cardiovasculaire

Malgré les nombreuses observations prouvant l’existence d’un lien étroit entre le cerveau et les maladies cardiovasculaires, cette question est passée relativement sous le radar des cardiologues jusqu’à la publication de l’étude INTERHEART qui visait à déterminer les principaux facteurs de risque d’infarctus du myocarde. À l’origine, on voulait y étudier les principaux facteurs de risque classiquesmais il a été décidé d’observer également les mesures de stress perçu ou objectivé des patients. L’étude a démontré que les stress « psychosociaux » sont associés à un risque accru d’infarctus du myocarde et que cet effet, bien que moins important que le tabagisme, estcomparable à l’effet de l’hypertension et de l’obésité abdominale. La conclusion de l’étude indique que les facteurs psychosociaux sont ainsi beaucoup plus importants qu’on l’avait reconnu jusqu’alors, et qu’ils peuvent contribuer à une proportion « substantielle » des infarctus du myocarde dans toutes les sociétés.

Dépression et maladies cardiovasculaires

La présence de dépression chez des patients hospitalisés après un épisode d’angine instable multiplie d’ailleurs par six les risques de récidive fatale ou d’infarctus dans l’année qui suit le congé de l’hôpital. Jusqu’à 30 à 40 % des patients présentent des symptômes dépressifs après un infarctus du myocarde, qui peuvent grandement augmenter le risque de récidive et de mort prématurée, s’ils ne sont pas traités adéquatement.

On constate également un taux élevé de dépression après une chirurgie cardiaque. Au Centre ÉPIC de l’Institut de Cardiologie de Montréal, le plus grand centre de prévention au Canada, nous observons depuis une trentaine d’années qu’un programme de réadaptation cardiaque comprenant un entraînement à l’effort pratiqué deux à trois fois par semaine au Centre, en compagnie d’un groupe de patients présentant des conditions semblables, favorise considérablement l’amélioration des sentiments dépressifs et la diminution du stress après un accident cardiaque ou une intervention chirurgicale. Lorsqu’on demande aux patients ce qui est le plus important pour eux après un infarctus du myocarde, plusieurs d’entre eux répondent qu’ils voudraient avant tout « diminuer leur stress ». Les patients ont également souvent la conviction que le stress qu’ils vivent est la première cause de leur condition cardiaque. Pour arriver à prévenir efficacement les récidives, tout doit donc commencer par le cerveau, parce qu’une fois que le stress et les états dépressifs sont bien « gérés » et que les priorités sont redéfinies, les patients sont prêts à modifier leurs habitudes de vie de façon importante.

Comment modifier ses habitudes de vie si notre condition psychologique est instable?

Selon l’expérience du Dr Martin Juneau de l’Institut de Cardiologie de Montréal, les patients qui évoluent le mieux sont ceux qui ont réussi à faire ces changements de façon assez radicale, soit par eux-mêmes, parce qu’un infarctus du myocarde ou une chirurgie cardiaque a été le déclencheur d’une remise en question, soit grâce à l’aide d’une équipe multidisciplinaire et d’un programme de gestion du stress. Depuis une dizaine d’années, nous utilisons une approche qui utilise ce qu’on appelle la « gestion du stress par la pleine conscience ». Cette méthode a fait ses preuves depuis plus de 25 ans, et de nombreux articles scientifiques ont démontré son efficacité, non seulement pour réduire le stress et améliorer la qualité de vie en général, mais aussi pour prévenir les récidives après un accident cardiaque. Par exemple, la pratique de la méditation pendant 20 minutes, deux fois par jour, diminue de moitié les rechutes après un accident cardiaque au cours des cinq années suivantes. En gérant beaucoup mieux leur stress, les patients adoptent plus facilement tous les changements nécessaires pour éviter les récidives.

On devrait bien évidemment utiliser cette approche en prévention primaire, avant de tomber malade. Les personnes qui présentent de nombreux facteurs de risque ou qui ont une qualité de vie médiocre à cause d’un stress chronique peuvent bénéficier grandement de cette approche basée sur la pleine conscience. Il est important de prendre un temps d’arrêt, de bien observer nos réactions physiques et psychologiques, et de modifier nos perceptions et nos comportements. Contrairement à ce que plusieurs personnes pensent, la méditation n’est pas une technique de relaxation ni une façon de masquer nos problèmes, bien au contraire. Le but est de s’arrêter un instant, de se concentrer sur le moment présent et d’observer ses pensées pour arriver à transformer sa façon de réfléchir. Plutôt qu’un moyen de relaxation, il s’agit en fait d’un moyen de transformation. Essayez-le!

Source : Institut de Cardiologie de Montréal