10thFév

CONSOMMATION DES DROGUES EN MILIEU JEUNES ET CENTRE D’ADDICTOLOGIE

     Selon l’OMS, 250 millions de personnes consomment des drogues dans le monde soit 8 consommateurs toutes les secondes. Ces chiffres sont d’autant plus accablants que dans les pays africains et plus particulièrement au Cameroun, la consommation de drogues prend de l’ampleur au sein de la population surtout jeune. Qu’elles soient licites ou illicites, les drogues consommées par les jeunes entrainent de nombreux maux dans la société camerounaise : de l’addiction, aux crimes en passant par la destruction de la structure familiale et la déscolarisation des jeunes.

      Selon les chiffres rendus publics par le Centre d’études en économie et sondage (Crêtes), 60% des jeunes camerounais âgés de 20 à 25 ans, ont déjà consommé la drogue au moins une fois dans leur vie. En tête de liste, l’alcool, le tabac, le cannabis (localement appelé Banga), le Tramadol, la cocaïne, le chanvre indien. Environ 12 000 jeunes scolarisés au Cameroun, dont l’âge est compris entre 13 et 15 ans, consomment le cannabis, qui est la drogue dure la plus consommée par la jeunesse, devant le Tramadol.

Avec 26%, la région de l’Ouest est le bastion de la culture du cannabis. Elle est suivie du Nord-ouest (17%), de l’Est (17%) et du sud (6%). Alors que le Littoral, le Sud-Ouest (41%), l’Ouest et le Nord-ouest (39%), sont les principales régions de commercialisation des stupéfiants.

La lutte contre la drogue au Cameroun nécessite l’action synergique de toutes les ressources gouvernementales : les forces de sécurité, les établissements scolaires et universitaires, les hôpitaux et les centre de lutte contre l’addictologie.

Il faut savoir que, la commercialisation et la consommation des drogues relèvent de la santé mentale, c’est-dire d’un comportement anormal vis-vis d’une substance. Ce n’est pas fondamentalement une question médicale.

La mise sur pied des centres de prévention et de prise en charge de l’addiction serait bénéfique dans lutte contre les drogues en milieu jeune. Aidé d’un personnel qualifié et formé : psychiatres, psychologues, de psychomotriciens et d’infirmiers spécialisés en addictologie. Le rôle de ce personnel est d’écouter et de conseiller les personnes enclins à la consommation des drogues. Un phénomène qui prend de l’ampleur depuis quelques années déjà. Ce centre a pour missions la surveillance de l’épidémie d’abus de drogues ou de toute autre substance psychoactive, la prévention des toxicomanies et autres comportements d’addiction, la prise en charge globale des personnes ayant une relation de dépendance à l’égard de toute substance ou pratique addictive de même que la prévention des addictions sans substance.